Sélectionner une page

Une soirée mondaine sans invitation formelle (où le vin est blanc, les robes noires et les lèvres rouges comme sur ces veilles photographies des années folles) fracture l’esprit en désirs et récolte les cœurs oubliés. En fond d’écran, l’amour a comme prémisse l’ignorance et la nuit tente d’être consumée avant que le jour ne l’imprègne de regrets. Et moi, au milieu de cette translation, je comble le vide tandis qu’elle charme les yeux avec cette élégance partiellement effacée par un sourire fragile. J’en profite aussitôt pour lui susurrer à l’oreille une projection idyllique. Au final, je partirai avec une autre, m’étant lassé au fil du temps et des étés trop courts, lui laissant dans l’idée que cet idéal est inatteignable et un nez qui par habitude s’est mis à saigner dans les salles de bain des soirées mondaines, pour s’assurer de ne plus avoir ce sourire fragile et cette ignorance.

 

Tous les mêmes

 

Mars 2014