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J’entends mon cœur battre. Les aiguilles de l’horloge se déplacent. J’appuie mon verre sur la table. Je vois tout. Je sens tout. Ma main glisse rapidement sous mon nez. La grande aiguille se fait transporter. Mes pupilles se dilatent. Je te vois. Je suis excité. J’ai chaud. Je bois. Ma main glisse sous mon nez. Rien. C’est un réflexe. Avec le temps, on ne sait plus quand on saigne. Le serveur m’accroche. Je l’ignore. Je bois. Je salive. Je ne m’en aperçois pas. J’essaie de saisir le temps. Cet étirement dans l’espace. Je me vois bouger. Je suis assis. Je suis debout. Je te touche. Ma main glisse sous mon nez. Le tien saigne. Je pense à ce que j’ai lu plus tôt. Je reviens sur le temps. Je l’oublie aussitôt. Lui aussi. Tu es où ? On est dans une voiture. Le vin aussi. Je ferme les yeux. Mon cœur se glisse entre mes côtes. Il revient dans son nid. Puis recommence. Je le vois. Je le sens. Il me porte. Tu ouvres la porte de l’appartement. Je regarde tes lèvres. Tu déposes les clés et en même temps je t’appuie contre le mur. Tu es surprise. Tu me laisses faire. Ma main glisse sur ta joue. Elle s’appuie aussitôt sur ta nuque. En se frayant un cheveu dans tes chemins. Mon pouce reste appuyé sur ta joue. Ta bouche est entrouverte. Je m’approche. Je t’embrasse. Ta main tente de s’accrocher à mon corps. Je la surprends et l’appuie contre le mur. Ta main gauche monte sur la surface. Ma main droite la guide. Mes lèvres s’échappent dans ton cou. Ta bouche est toujours entrouverte. Je soulève ta jambe droite. Mon bassin s’assure de te maintenir en place. L’exécution est rapide. Tu pousses un soupir. Tu libères ta main. Tu détaches ma ceinture. Tu t’extirpes du mur. En glissant vers le sol. Tu t’appuies sur mes hanches. Mon pantalon tombe. Je glisse ma main sous mon nez. Tes lèvres humidifient l’espace. Tu insères habilement mon sexe dans ta bouche. Ton chat est sur la table. Ton micro-ondes affiche 2 h 36. Je respire. Je suis vivant. Tu t’arrêtes. Me regardes. Tu ne peux plus attendre. Ta chambre est trop loin. Tu me pousses vers le divan. Nos jambes s’entremêlent. Tu es assise sur le dos du divan. J’enlève ton chandail. Mes mains glissent sur tes cuisses. Entre ta robe et tes bas longs. Tu nous fais basculer. Tu es sur moi. Je libère ta poitrine. Je comprends finalement le temps. Je réalise aussitôt que nous sommes nus. Tu es toujours sur moi. Tes mains sur mon abdomen. Ta tête est inclinée. Je regarde toujours tes seins. Via l’espace entre mes doigts. Tu retiens des sons. Je réfléchis. Tes mains recouvrent les miennes . Tu accélères. Je me lève. Te bascule à mon tour. Je serre ton corps. Tu réagis. Plus je serre. Plus tu vibres. C’est maladroit. Impulsif. On aurait pu s’aimer, mais ce soir on fourre au rythme du désir. C’est pur. Naïf. Bruyant. Je ne connais pas ton corps ni les positions que tu préfères, mais plus je te serre, plus tu cries et plus je te serre, plus le temps glisse sur tes courbes. Il fait chaud. Tes cheveux courts collent à ton visage. C’est la fin. On rugit. C’est animal. Je saigne du nez. J’atteins l’orgasme. Le sang chaud qui coule sur ton corps te fait fondre. L’orgasme suit.

Too many white lies and white lines

Septembre 2014